Pétition à Jean-Michel Blanquer
Pour un accueil garanti des enfants dans les écoles en cas de grève

Pour un accueil garanti des enfants dans les écoles en cas de grève

Quand une grève est annoncée à l’Éducation nationale, les parents sont plongés dans l’incertitude : le jour venu, est-ce qu’ils pourront déposer leurs enfants à l’école ?

Il faut s’organiser en catastrophe, prendre une journée de congé forcé dans la précipitation, annuler des rendez-vous professionnels à la dernière minute….

En théorie, il existe pourtant un « droit d’accueil » des enfants dans les écoles primaires : une sorte de service minimum censé épargner aux parents toutes ces complications. C’est inscrit dans la loi depuis une dizaine d’années. Mais en pratique, son application est très inégale.

Il y a des communes où c’est très bien appliqué. Mais il y en a d’autres où cela ne l’est pas du tout ! Dans la plupart des cas, c’est un accueil partiel qui est proposé : les parents peuvent déposer leurs enfants quelque-part le matin (pas forcément dans l’école habituelle)… mais ils doivent revenir les chercher à midi, car la surveillance n’est pas assurée pendant la pause déjeuner !

Qui peut se permettre de quitter tranquillement son travail pendant trois ou quatre heures, le temps de faire la route pour revenir à l’école, ramener les enfants au domicile, les faire déjeuner, les ramener à l’école et revenir au bureau – et ce, plusieurs fois par an, voire par mois en période de « réforme » ?

Cette situation ubuesque pénalise très lourdement les parents, les met dans l’incapacité d’assurer correctement leur travail et désorganise les structures dans lesquelles ils exercent leur métier – alors même que la loi est censée permettre d’éviter ce genre de dérives !

Alors  pour que l’accueil des enfants soit correctement assuré les jours de grève, s’il vous plaît, rejoignez cette pétition !

L’École n’est pas une institution comme les autres. C’est un service public, et elle est même obligatoire : quand les parents font manquer un jour de classe à leurs enfants, pour profiter d’un week-end prolongé, ils se font taper sur les doigts…

Mais quand il y a une grève, pour les familles, c’est la double peine : non seulement les enfants sont privés de cours… mais en plus, pour les parents, c’est une véritable galère !

Lorsque aucun dispositif d’accueil n’est prévu pour les enfants – ou qu’il est seulement partiel –, l’un des deux parents doit in extremis annuler sa journée de travail, ce qui a des conséquences en cascade pour ses relations avec sa hiérarchie et la sécurité de son emploi s’il est salarié, ce qui peut lui faire perdre des clients ou une journée entière de chiffre d’affaires s’il est commerçant ou artisan, ou même mettre ses patients en danger s’il s’agit d’un médecin ou infirmier qui doit annuler sa tournée pour garder ses enfants.

Ce n’est tout simplement pas admissible !

Il ne s’agit pas de remettre en cause le droit de grève des enseignants. De toute façon, même si l’accueil des enfants est garanti dans les écoles, ce sera seulement pour assurer leur surveillance : il n’y aura pas de cours et les instituteurs ne seront pas remplacés en tant que tels. Il s’agit simplement d’éviter aux parents des complications infernales, avec des répercussions en chaîne pour beaucoup de monde, dans toute la société.

C’est la raison d’être du « droit d’accueil » institué par la loi du 10 août 2008.

Mais cette loi est insuffisante car elle ne concerne que le temps scolaire au sens strict, et pas le temps dit périscolaire, donc pas celui de la pause déjeuner, notamment !

De plus, cette loi n’est pas correctement appliquée. Cela s’explique par des blocages à plusieurs niveaux.

D’abord, les délais pour organiser le service minimum d’accueil sont bien trop serrés.

Concrètement, si la grève a lieu un mardi, les enseignants ont jusqu’au samedi soir minuit pour déclarer au rectorat leur intention d’y participer. Mais ensuite, il faut que le rectorat transmette l’information aux communes concernées. Au mieux, cela se fait le lundi matin. Et plutôt le lundi à midi généralement… Par conséquent, dans un cas comme celui-ci, les mairies disposent à peine d’une demi-journée pour tout organiser et trouver le personnel requis. C’est beaucoup trop court ! Il faudrait savoir bien plus tôt combien d’enseignants seront en grève. Et donc leur demander un préavis plus long.

Ensuite, il y a de l’inertie du côté des rectorats.

Dans certains cas, la liste des enseignants grévistes n’est même pas communiquée aux communes, qui se retrouvent alors dans l’impossibilité d’organiser quoi que ce soit ! Peut-être que l’Éducation nationale cherche ainsi à faire des économies sur le dos des familles, car l’État est censé dédommager les communes qui organisent effectivement l’accueil des enfants… C’est inadmissible : la loi ayant été votée, le Gouvernement devrait être le premier à la respecter !

De plus, certains maires ne jouent pas le jeu.

Pour des motifs politiques, ils ne veulent pas appliquer le service minimum d’accueil. Et malheureusement, l’État n’est pas toujours là pour les rappeler à leurs responsabilités.

Enfin, les syndicats sabotent le dispositif.

Ils appellent leurs militants et sympathisants à déclarer leur intention de faire grève même s’ils ont, en fait, prévu d’aller travailler le jour venu. En effet, en l’état actuel des choses, rien n’interdit aux enseignants de se rétracter à la dernière minute, après avoir annoncé qu’ils seraient en grève. Les syndicats les incitent explicitement à le faire, pour obliger les communes à recruter plus de personnel qu’il n’en faut pour surveiller les enfants… et donc pour engendrer des frais supplémentaires et saboter toute l’organisation. C’est tout à fait irresponsable !

Il faut empêcher ça. Il faut faire respecter le droit d’accueil : faisons appliquer la loi, et améliorons-la !

Pour que l’Éducation nationale et les communes assurent vraiment l’accueil des enfants les jours de grève, y compris pendant la pause déjeuner, s’il vous plaît, signez la pétition !

Tous ensemble, nous devons faire pression sur le ministre de l’Éducation nationale et sur le président de l’Association des maires de France, pour les obliger à rendre effectif le droit d’accueil des enfants.

Merci d’avance !

Sandrine T.

Références

« Accueil de l’enfant à l’école dont le professeur est en grève » (Service public, page vérifiée le 22 mars 2018)

« La mise en place du droit d’accueil pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire, institué par la loi n° 2008-790 du 20 août 2008 » (Rapport officiel, 2013)

« Écoles : où est passé le service minimum ? » (La Dépêche, 10 octobre 2017)

« Délai de préavis de grève des enseignants » (Question écrite de Mme Christine Lavarde, Sénat, 6 décembre 2018)

« Consignes de grève et service minimum » (SNUIPP, 7 mai 2018)

3 mai 2019
Pétition adressée à
ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer
président de l'Association des maires de France et des présidents d'intercommunalité, François Baroin

Pour un accueil garanti des enfants dans les écoles en cas de grève

Quand une grève est annoncée à l'Éducation nationale, c'est la double peine pour les familles : non seulement les enfants sont privés de cours, mais en plus les parents, plongés dans l'incertitude, doivent s'organiser en catastrophe, avec des répercussions qui peuvent toucher beaucoup de monde.

Pour remédier à cette situation injuste, un "droit d'accueil" des enfants a été institué par la loi, mais il est insuffisant et appliqué de façon très inégale.

Nous demandons que le ministère de l'Éducation nationale et les communes travaillent de concert et prennent toutes les mesures nécessaires pour garantir la permanence de l'accueil des enfants dans les écoles primaires en cas de grève, y compris pendant le temps périscolaire.

Mises à jour

Plus de mises à jour ...
Sandrine T. a lancé cette pétition
Il y a 7 mois

117 Commentaires

Raïssa PELFRENE
Raïssa PELFRENE

Ils ont bien sûr le droit de faire grève. Mais leurs métier c’est d’enseigner. Donc le fait de faire grève ne les empêchent pas d’accueillir les élèves sans leurs faire cours !!!!!!!! Ça respecte leurs droit de grève tout en maintenant le service public …….

François Rocco
François Rocco

il doit y avoir un accueil des enfants les jours de greve

Marc Jouffroy
Marc Jouffroy

Comme d’ habitude, les fonctionnaires « défendent le service public » en vous en privant, alors que vous en êtes dépendants. Eux sont à l’ abri de leur statut si chèrement défendu…

Monique NEANT
Monique NEANT

il faudrait également se pencher sur les heures de travail des élèves dans les collèges ainsi que leur organisation. Ce n est plus une heure mais 3/4 h maxi

Bernadette KERNE
Bernadette KERNE

Dans les écoles privées catholiques où j’ai travaillé, bien que gréviste, j’assurai personnellement ma classe et pourtant je n’étais pas payée ce jour-là… les enfants n’ont pas à être pénalisés

Guy Bellicaud
Guy Bellicaud

il faut un service minimum de garderie par les enseignants et la cantine .

Marie degan
Marie degan

inadmissible droit de grève oui….prise en otage des enfants et parents non ! A quand une reforme radicale de l éducation nationale dont les résultats sont parmi les plus mauvais en europe. Stop aux privilèges de ces enseignants majoritairement incompétents ..

Eve Charlotte BERNARD
Eve Charlotte BERNARD

C’est une sacrée galère pour les non fonctionnaires… !

Pierre M
Pierre M

Droit de grève des enseignants à maintenir autant que l’accueil des enfants

Majella Bellanger
Majella Bellanger

Assurer un service minimum quand ce n’est pas un temps plein d’une journée de travail pour cause de réclamations diverses pour au moins garder les enfants me semble justifié parce que tous les parents ne sont pas grévistes au même moment à garder leurs enfants chez eux avec une nounou et une mère au foyer et ou une jeune fille étudiante donc ceux qui ‘ont un métier n’ont pas pour métier gréviste à temps plein ni à temps partiel gréviste sur le contrat de travail. D’ailleurs on ne trouve pas de ministère de la grève et du temps de la manif collective actuellement en France actuellement ni en Europe

Il faut ou pour pouvoir poster un commentaire.
2.227 signatures
2.773 signatures nécessaires pour atteindre 5.000
Vous recevrez des nouvelles de cette pétition par email, et d’autres actions qui lui sont proches. En signant cette pétition, vous acceptez nos CGU et le traitement de vos données conformément à notre Politique de confidentialité.
Pétitions similaires
Non aux pesticides interdits dans nos assiettes !
Pétition à Didier Guillaume

Si comme moi, vous faites partie de ces Français soucieux de la ...

Pascal G. 10.276 signatures 698
Pour supprimer Hadopi, une administration coûteuse et inutile !
Pétition à Franck Riester

Connaissez-vous l’Hadopi ?  Depuis 2009, cet organisme public indépendant est chargé de lutter ...

André 14.643 signatures 1.785
Pour une baisse des dépenses publiques
Pétition à Emmanuel Macron

Emmanuel Macron vient de se livrer à une belle opération de démagogie ...

Pascal 16.945 signatures 2.169