Pétition adressée à Nicole Belloubet
Justice face à la récidive !

Justice face à la récidive !

Ma fille Natacha a été assassinée en 2010 en faisant son jogging. Son assassin était un récidiviste : précédemment condamné à 10 ans de prison pour avoir violé en possession d’une arme, a bénéficié d’une libération conditionnelle après 4 ans de prison seulement.

Condamné à nouveau pour enlèvement, séquestration, actes de torture et de barbarie et assassinat, il a obtenu « perpétuité avec 22 ans de sûreté ». S’il avait effectué ses dix ans de prison, ma fille serait toujours en vie mais il est certain qu’à sa sortie, il aurait récidivé.

En acceptant de remettre en liberté ces violeurs qui n’ont qu’un seul but, faire souffrir atrocement leur victime, leur infligeant les pires sévices, les mutilant, on joue à la roulette russe avec des innocentes victimes qui avaient droit à la vie.

Nous, ses parents, sommes impuissants à faire entendre notre voix. Pourtant à chaque nouvelle victime – et elles sont malheureusement nombreuses – nous constatons que les gens réagissent. Aujourd’hui, je vous demande de m’aider à rassembler le plus grand nombre possible de soutiens pour interpeller la Garde des Sceaux Nicole Belloubet et obtenir la mise en place de mesures concrètes pour protéger la population des criminels récidivistes les plus dangereux.

C’est souvent lorsqu’on est confronté à l’horreur de l’assassinat d’un être cher qu’on se rend compte des graves dysfonctionnements de la machine judiciaire.

Dans le cas du meurtrier de ma fille, un médecin avait dit avant sa sortie au juge d’application des peines qu’il pouvait récidiver à tout moment. Mais un autre expert a rendu un avis différent, sans toutefois s’attarder à considérer les antécédents psychiatriques du détenu qu’il allait faire remettre en liberté. Et finalement, le parquet qui s’était initialement opposé à sa sortie de prison, a renoncé à faire appel.

Et c’est ainsi qu’ils ont laissé sortir, au bénéfice du doute, un homme qui sera qualifié un an plus tard par d’autres experts de « pervers narcissique », « manipulateur », « vrai délinquant sexuel ». Lui-même s’est qualifié lors de ses auditions de « prédateur » qui menait une « chasse » quand son chemin a croisé celui de ma fille, qui s’entraînait au semi-marathon ce jour-là.

Comment peut-on remettre en liberté, avec autant de légèreté, des individus aussi dangereux ? Le bénéfice du doute ne devrait-il pas surtout bénéficier aux victimes, plutôt qu’aux assassins ?

Depuis le meurtre de notre fille, mon mari et moi avons rencontré d’autres familles de victimes qui, elles aussi, ont réalisé que le système judiciaire ne permet pas, à l’heure actuelle, de protéger la population contre les criminels les plus dangereux.

Ils ont beau être identifiés, jugés, incarcérés… on finit toujours par les remettre en liberté malgré les risques de récidive, sous prétexte que « nul ne peut prévoir le passage à l’acte ».

Dans notre cas, l’Etat s’est même reconnu « responsable sans faute » considérant qu’en relâchant l’assassin de notre fille il avait pris un risque, mais qu’il l’assumait en nous versant une indemnité.

La mission du système pénal n’est-elle pas plutôt de mettre à l’écart les individus les plus dangereux, et empêcher qu’ils fassent de nouvelles victimes ?

Avec d’autres familles de victimes, nous avons monté un collectif afin de proposer des mesures concrètes et de bon sens, qui permettraient de maintenir derrière les barreaux les criminels à haut risque de récidive.

Mais nos propositions n’intéressent les responsables politiques que lorsque des affaires de meurtres horribles par des récidivistes font la une des journaux. Passé le branle-bas de combat médiatique, notre appel tombe dans l’oubli.

Et avec lui, l’espoir pour nous, parents, frères, sœurs, amis de personnes assassinées, que la mort de cet être cher ait au moins pu permettre à un système déliquescent de se remettre en question, pour que plus une seule famille n’ait à subir ce que nous avons subi en perdant ainsi notre enfant.

Nous ne pouvons pas agir seuls. Aujourd’hui, je ne vous demande qu’une petite chose bien simple, c’est d’ajouter votre signature à cette pétition pour soutenir notre démarche, et de transférer mon message autour de vous pour faire connaître notre appel contre la récidive à travers tout le pays.

J’ai l’espoir que, si des dizaines de milliers de personnes montrent qu’elles ont bien conscience des failles actuelles de notre système judiciaire et pénitentiaire, même si aucune affaire sordide ne fait les gros titres, et qu’elles souhaitent une réforme pour empêcher la remise en liberté des criminels les plus dangereux, alors la garde des Sceaux entendra notre appel, et prendra notre demande en considération.

Merci par avance pour votre aide.

Avec espoir,

Annick Mougel

26 mars 2018
Pétition adressée à
Garde des Sceaux, Nicole Belloubet

Madame la ministre,

Nous, familles de victimes, et citoyens conscients des lacunes du système judiciaire et pénitentiaire, qui permet à des individus identifiés comme dangereux et incarcérés d’être remis en liberté au risque de récidiver, vous demandons une réforme urgente comprenant les mesures suivantes :

  • L’évaluation systématique de la dangerosité des auteurs de crimes sexuels ;
  • Le port du bracelet électronique pour tous les délinquants sexuels remis en liberté ;
  • Le maintien voire le prolongement de la période de rétention de sureté pour les criminels reconnus comme les plus dangereux (à savoir ceux qui ne sont pas accessibles aux structures de soins psychiatriques) ;
  • La réincarcération systématique des délinquants qui ne respectent pas les décisions de justice, comme la non soumission aux soins obligatoires, le non-respect de pointer à la gendarmerie ou au commissariat et le refus de répondre à une convocation du SPIP ;
  • L’abrogation des dispositions législatives permettant les libérations conditionnelles et les remises de peine pour les criminels sexuels dangereux.

Avec toute notre considération,

Mises à jour

Annick Mougel a lancé cette pétition
Il y a 2 mois

681 Commentaires

corinne
corinne

comment ne pas s’insurger de ces crimes a la personne et cette impunité

ROGER
ROGER

il faudrait peut etre evince les incapables qui jugent et donnent raison a la voyoucratie

Danielle courdavault
Danielle courdavault

Les juges somblent parfois bien naifs..Le mauvais se transforme en bion, miraculeusement!

pascal jacques
pascal jacques

J’ai travaillé 25 ans comme surveillant d’administration pénitentiaire . Les prisons n’ont jamais étés aussi pleines . Pour les désencombrer ,les fins de peines , pourraient etre placées dans des camps de travail d’utilité publique encadrés par du personnel de l’administration pénitentiaire.

PAULETTE LEBRET
PAULETTE LEBRET

système à réformer …. et vite !

VAUCHEL GUY
VAUCHEL GUY

C’est honteux que la justice soit aussi indulgente avec ces monstres !

serge moreau
serge moreau

la honte de ce gouvernemt apres 44 annees de cotisation plus service militaire

ALAIN MOUSSARON
ALAIN MOUSSARON

De tout coeur avec vous pour toutes ces mesures qui auraient du etre prises il y a longtemps !! Je suis scandalisé que l’on puisse libéré des individus dangereux qui présentent un risque . Ils jouent à la roulette russe et mettent ainsi en danger des innocents ! Scandaleux !

Chris Lancelot
Chris Lancelot

Oui faire cesser ces récidives fréquentes

NItouche LOU
NItouche LOU

c’est triste, moi j’ai l’impression que les voyous sont plus soutenues que la victime où la famille de la victime. Si tous c’est voyous étaient vraiment punis très sévèrement; il ne recommencerais pas. Que fait la justice ??? elle n’est pas a la hauteur ??

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