Pétition adressée à Emmanuel Macron
STOP À LA CORRUPTION DE LA VIE SYNDICALE

STOP À LA CORRUPTION DE LA VIE SYNDICALE
Paris, Île-de-France, FR

Ces dernières années, la vie politique a été littéralement pervertie par les affaires en tout genre : « Cahuzac », « Thévenoux », « Morelle »,
« Leroux », « Fillon », « Bayrou », etc.

Le nouveau gouvernement planche donc sur une loi de moralisation de la vie publique… C’est le minimum qu’il puisse faire !

Toutefois, selon les informations que nous avons concernant le texte qui sera soumis au Parlement, rien n’est prévu au sujet la vie syndicale… Pas une ligne ! Un comble, quand on sait que c’est justement dans ce domaine que les dérives sont les plus importantes (encore pire qu’en politique !) et que ce chantier devrait être une priorité absolue.

Pour rappel, au début de l’année 2012, le rapport parlementaire du député Nicolas Perruchot tentait de lever le voile sur les financements opaques et souvent très douteux des syndicats. Or ce rapport a été purement et simplement censuré et, depuis, aucune suite ne lui a été donnée…

Pourtant, il ressort de ce rapport (qui a tout de même fuité…) que les syndicats (salariés et patronaux) bénéficient sans aucun contrôle sérieux d’aides considérables des pouvoirs publics. Des aides qui sont donc financées par le contribuable ; autrement dit, vous et moi. Des aides directes mais également indirectes pour ne pas dire dissimulées et peu avouables…

En tout, le pactole dont disposent les syndicats a été évalué à près de 4 milliards d’euros – ce qui représente la moitié du déficit de l’État de cette année ! – C’est considérable et sans aucun équivalent dans les autres pays européens. Or, paradoxalement, cette somme ne cesse de croître alors même que le nombre d’adhérents des syndicats est en chute constante. Désormais, seulement 8 % des salariés sont syndiqués, et encore…

Tout le financement syndical n’est pas « pourri » mais de nombreuses pratiques – carrément institutionnalisées – sont inacceptables, elles vont de la simple dérive au délit pénal :

  • Depuis 2008 (seulement !), les syndicats sont obligés de tenir une comptabilité. Toutefois, les syndicats sont le plus souvent composés d’une constellation d’entités distinctes et beaucoup ne publient pas de comptes consolidés. C’est évidemment la porte ouverte aux combines et aux tours de passe-passe. Aucune entreprise ou association ne pourrait agir ainsi sans subir un très lourd redressement. Pourquoi un tel privilège ?
  • Certains syndicats ou organisations patronales sont richissimes (350 millions d’euros de patrimoine pour l’IUMM, 350 millions d’euros de revenus pour la CFDT). Pourtant les pouvoirs publics continuent à les abreuver de notre argent sans compter le remboursement des « faux-frais » des administrateurspléthoriques qui siègent dans les organismes paritaires. Ainsi, selon le rapport Perruchot, plus de 65 millions d’euros par an sont versés à ce titre par les organismes de sécurité sociale : maladie, retraites, etc., pourtant ultra déficitaires… À lui seul, le régime général finance des voyages (!) pour 20 millions d’euros par an !
  • Bien avant le rapport Perruchot, l’Inspection générale des Affaires sociales avait tiré la sonnette d’alarme sur des pratiques massives d’emplois fictifs : « il est (…) de notoriété publique que de très nombreux permanents syndicaux sont mis à disposition par l’État, les organismes de sécurité sociale, et les entreprises privées ou publiques, sans aucune base juridique. Cette situation met en péril non seulement les employeurs qui financent des emplois fictifs mais aussi les représentants syndicaux eux-mêmes ». Le rapport Perruchot signale pas moins de 17 000 équivalents temps plein dans la fonction publique qui seraient dévolus aux syndicats. Pis, le rapport précise qu’il ne s’agit que d’une estimation minimale et que les mêmes pratiques existent dans les entreprises publiques (SNCF, RATP, etc.) et à la Sécurité sociale. Or, ces pratiques n’ont jamais été remises en cause.
  • Les CE des entreprises publiques sont le champ de nombreuses  malversations. Dans la fameuse affaire du CCAS (comité d’entreprise richissime d’EDF – 500 millions d’euros de budget par an), huit personnes ont été condamnées : des syndicalistes de la CGT mais également des membres du PCF (dont une ancienne sénatrice), car des fonds étaient détournés depuis près de vingt ans pour financer le vieil appareil communiste. Au CE de la RATP, la Cour des comptes a dénoncé des dérives pour des centaines de milliers d’euros : « abonnement à des revues équestres, bouteilles de champagne à étiquette personnalisée pour un mariage, GPS, produits de beauté », etc. Enfin, en 2013, six syndicats : l’UNSA, Sud Rail, la CFTC, la CFDT et FO ont été condamnés en correctionnelle pour détournement de fonds au sein du CE Rhône-Alpes de la SNCF.

Et ceci n’est qu’un simple aperçu, bien des affaires sont purement et simplement étouffées et ne passent même pas devant la justice. Dans ce contexte, comment exclure la vie syndicale du projet de loi sur la moralisation publique ? C’est impensable !

En 2012, le rapport Perruchot a été enterré. Cette fois, il est hors de question que le projet de loi sur la moralisation de vie publique fasse l’impasse sur les syndicats. C’est même l’occasion ou jamais d’amorcer une vraie réforme du syndicalisme en France. Réforme qui demeure indispensable pour pouvoir amorcer toutes les autres.

Avec moi, signez la pétition au Président de la République, Emmanuel Macron et au  Premier Ministre, Edouard Philippe :

Oui, à la moralisation de la vie syndicale !

Avec toute ma considération,

Bruno

5 juillet 2017
Pétition adressée à :
Président de la République, Emmanuel Macron
Premier Ministre, Édouard Philippe

Au Président de la République, Emmanuel Macron
Au Premier Ministre, Edouard Philippe 

Je demande à ce que le projet de loi sur la moralisation de la vie publique traite également de la vie syndicale.

C’est indispensable pour :

• mettre un terme aux malversations beaucoup trop nombreuses qui gangrènent dans une quasi impunité la vie sociale française.

• réduire la gabegie d’argent public qui hypothèque l’avenir de notre pays. Il est totalement inconcevable d’augmenter toujours plus les impôts, de creuser sans fin les déficits et, d’un autre côté, de continuer à subventionner à coup de milliards d’euros des organisations avec de moins en moins d’adhérents et sans aucun contrôle sérieux des aides considérables qui leur sont allouées.

• mener avec succès les réformes vitales dont la France a tant besoin.

Mises à jour

Bruno a lancé cette pétition
7 mois ...

3 Commentaires

Hugues de Maulmin
Hugues de Maulmin

C'est vrai et c'est incroyable que ce sujet semble tabou.

auguste bacqueville
auguste bacqueville

que le très haut vous entende !

droz delio
droz delio

syndicats,hommes politiques,s'enrichissent sur le dos des petits contribuables,pas comme les traders qui peuvent s'enrichir, mais qui eux travaillent et s'ils font une faute,sont éconduits entre deux vigiles dans les 5 mn.

Il faut ou pour pouvoir poster un commentaire

2.372 Signatures

7.628 signatures nécessaires pour atteindre 10.000